Festival Cinemed 2015

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  Du 24 au 31 Octobre 2015 s’est tenue à Montpellier la 37e édition du Festival international Cinéma Méditerranéen. A côté des rétrospectives consacrées à Carlos Saura, Tony Gatlif ainsi qu’à l’actrice italienne Valeria Golino, le Festival, qui vit une année de transition, a mis à l’honneur le jeune cinéma portugais. Outre les nombreux films portugais présents dans les différentes sélections (Documentaires, Court-métrages, Long-métrages), une programmation autour de Miguel Gomes, chef de fil de cette nouvelle génération, proposait un retour sur la carrière de ce cinéaste atypique ainsi qu’une table ronde en sa présence. 

   La compétition des longs-métrages, avec dix films sélectionnés, a voulu refléter la complexité et la richesse d’un monde méditerranée, secoué par des tragédies récentes et encore très marqué par le poids de la tradition. Trois films se démarquent du reste de la compétition : Good Luck, Algeria de Farid Bentami, Montanha de Joao Salaviza et John From de Joao Nicalau.  

Compétition Longs Métrages : 

 Dolanma (Ménadres), un film de Tunç Davit (Turquie), Avec Muhammet Uzuner, Defne Halman, Baran Sükrü Babacan.

Premier film turc soigné dans sa mise en scène et sous l’influence de Nuri Bilge Ceylan, Dolanma dès son son plan d’ouverture, un long travelling latéral dans la forêt où marche un homme suivi d’une femme, affiche une ambition formelle (qui fait penser au Tarkovski du Miroir et de Stalker) qui est la principale qualité d’une oeuvre par ailleurs assez académique. Deux frères mènent une vie austère dans une cabane en pleine forêt d’Anatholie. Kemal, l’aîné, revient un jour avec une femme, Nalan, qui se met à partager leur quotidien. Kemal est un homme taciturne, qui a passé 11 ans en prison. Il se montre peu attentif à sa compagne, qui se rapproche du jeune frère, Cemal, plus sensible.

Tunç Davit travaille à partir d’éléments simples (la forêt, la maison, trois personnages), et en dégage une forme élégante, notamment à travers de longs plan-séquences. Ainsi du premier travelling avant dans le couloir d’entrée, qui joue sur un effet de surcadrage, et qui fait communiquer l’extérieur et l’intérieur : on voit les deux frères revenir en voiture de leur travail pendant que Nalan parle au téléphone avec sa mère. Ce plan revient à plusieurs reprises au cours du film, et permet au cinéaste de relier plastiquement ses personnages à la maison et la nature qui les entoure.

Dolanma est peut-être moins convaincant dans sa manière de conduire le huis-clos entre les trois personnages. Silences interminables, dialogues rares, regards qui remplacent les mots, hors-champs inquiétants (bruits de la forêt), tout le registre bergmanien est déployé sans que l’on sache réellement à quelle fin. Lorsque Kemal s’absente pour quelques temps, une relation semble naître entre la femme et le jeune frère. Pourtant au retour de Kemal, la femme quitte la maison laissant les deux frères seuls. A ce titre, le dernier plan, où les deux frères attablés sont filmés du point de  vue de la chaise vie, de la femme absente, semble sceller définitivement la solitude des personnages.

 Good luck, Algeria, de Farid Bentami, (France/Belgique). Avec Samir Bouajila, Chiara Mastroianni, Frank Gastambide.

Samir Zitouni, ingénieur grenoblois marié et père d’une fille, dirige depuis 5 ans une PME qui fabrique des skis de fond 100% made in france : les skis Duval (du nom de l’associé de Samir, ancienne gloire du ski français). Tout semble aller pour le mieux jusqu’au jour où un skieur suédois, star de la marque, rompt son contrat. Afin d’éviter la faillite, Samir n’a qu’une solution (utopique et folle) : se présenter au J.O en tant que candidat de l’Algérie, pays de son père.

Dans l’avalanche des comédies françaises qui déferlent chaque mois sur nos écrans, en voilà une qui a décidé de passer à travers bois, de choisir le fond plutôt que le saut périlleux dans la bêtise. Le premier mérite en effet de Good luck, Algeria est de transformer un sujet propre à inspirer des mièvreries hollywoodiennes (le film partage la même idée de départ que Rasta Rockett) en une comédie réussie et une fable sociale. Le film de Farid Bentami se situe dans cette frange hélas très réduite des comédies française qui croient encore aux personnages, au côté des films de Pierre Salvadori. Et dans une scène-clé de Good luck, Algeria, le cinéaste nous dévoile toute la détresse de son personnage principal, Samir (Sami Bouajila). Assis à l’arrière d’une voiture, il ne comprend rien à l’échange entre deux représentants véreux de la fédération algérienne qui refusent de lui verser sa subvention. Comme lorsqu’il passait ses vacances en Algérie enfant, le voilà exclu de ses origines, par la barrière de la langue (l’arabe qu’il ne parle pas).  Une brève scène montre Samir attendre dans les couloirs d’une administration, aidé par une femme pur remplir son formulaire en arabe, et lui-même aidant un homme à remplir le sien en français. Parfaitement « intégré », comme on dit, à la société française et rattaché à l’Algérie par la figure du père (vivant en France mais nostalgique du bled), Samir est un personnage entre deux cultures. La comédie joue habilement sur deux écarts : l’écart entre l’image de l’Algérie et le ski de fond, l’écart entre Samir et son pays d’origine. Ainsi lors d’une scène aux dialogues surréaliste, Samir, au téléphone avec une responsable du Comité Olympique, apprend qu’il existe une fédération algérienne de ski.  Peu enthousiaste à l’idée de participer au J.O de prime abord, Samir s’y résout et commence à s’entraîner avec acharnement. Cela donne plusieurs scènes hilarantes dont la visite chez le cardiologue.

Malgré une partie algérienne plus faible, où le film se gonfle d’un lyrisme artificiel, et où les bons sentiments l’emportent sur la complexité des personnages et des situations, Good luck, Algeria laisse indéniablement une trace dans les esprits, loin devant la comédie française tristement formatée.

 John From, de Joao Nicolau (France/Portugal). Avec Julia Palha, Clara Riedl Riedenstein.

L’adolescence est une pensée sauvage. C’est l’impression que laisse le deuxième long-métrage de Joao Nicalau, cinéaste portugais qui partage avec Miguel Gomes une passion pour la musique.

Dans un quartier de la classe moyenne lisboète, Rita, une jeune adolescente, passe ses vacances d’été à bronzer sur la terrasse et à se prélasser sur le canapé de ses parents. Son quotidien bascule le jour où elle rend à une exposition des photographies d’un voisin portant sur la Mélanésie qui a lieu dans la salle communale de son quartier. Elle jette alors son dévolu sur ce voisin plus âgé et père d’une fille et va se prendre de passion pour ses îles du pacifique…

John From raconte l’histoire d’une jeune fille qui est prise d’une folie douce. Après sa découverte des photographies, Rita n’a plus qu’une idée en tête : attirer l’attention de son voisin Filipe. Avec l’aide d’une copine, elle tente d’approcher Filipe par tous les moyens. Elle passe ses journées à guetter une apparition de Filipe sur sa terrasse, écoutant de la musique traditionnelle mélanésienne trouvée sur internet. Peu à peu la rêverie de la jeune fille prend des proportions folles et l’imaginaire prend le pas sur le réel. Ainsi la scène où Rita se recouvre le visage de peintures rituelles, inspirées d’une photo de l’exposition. Le surnaturel s’en mêle : disparition de la voiture de Filipe, une fenêtre qui s’ouvre, une papier qui s’envole. Des signes du destin? Un coup de pouce des dieux? « L’univers a signifié bien avant que l’on commence à savoir ce qu’il signifiait » disait Lévi-Strauss. Tout se passe comme si la jeune fille devenait l’anthropologue de sa propre cristallisation amoureuse. Dans une scène cocasse  les deux amies questionnent leur i-phone comme s’il s’agissait d’un oracle.

L’image photographique contamine les images en mouvements. Plus Rita se rapproche de son objectif, plus la résidence où elle vit prend des airs de décor exotique (bruits d’animaux, végétation, habitants revêtus de costumes des îles noires). Joao Nicolau maintient dans sa mise en scène une forme d’hésitation : les photographies ont-elles envahi le quotidien de la jeune fille? Ou bien la jeune fille a-t-elle pénétré à l’intérieur des photographies? A mi-chemin entre une héroïne de Rivette et de Woody Allen, Rita, interprétée par une Julia Palha toute en candeur et en sensualité, semble glisser doucement vers l’âge adulte.

Dans la dernière partie, le rêve de Rita a dévoré le décor, les deux couleurs dominantes du film, le bleu et le rouge ont été absorbés par un tableau du Douanier Rousseau. Chaque scène est teintée d’une tonalité onirique comme celle où Filipe vient demander la main de Rita à son père en suivant les règles du rituel mélanésien. Rien au fond de pathologique et de grave dans le comportement de cette jeune fille, semble nous dire le cinéaste, sortir de la réalité c’est au fond de son âge. L’âge des folies douces et des rêves d’ailleurs.

Maintenant ils peuvent venir, de Salem Brahimi (France). Avec Amazigh Kateb, Rachida Brakni. 

   Maintenant ils peuvent venir est un film qui cherche à marquer les esprits, traitant de la guerre civile algérienne par le prisme de la trajectoire d’un écrivain resté dans son pays. Fin des années 80. Nouredine, fonctionnaire et écrivain algérois, exauce les voeux de sa mère en épousant Yasmina. Malgré la naissance d’un fils, le couple ne s’entend pas et bientôt Yasmina le quitte pour aller vivre chez ses parents. En ville, la présence des islamistes est de plus en plus forte tout comme leur implication dans la vie publique. Nouredine en est le témoin quotidien. Un jour Nouredine apprend que sa femme avec son fils a été chassé par son fils. Il part alors à leur recherche dans la Casbah déserte en pleine guerre civile. Il les retrouve dans un hôtel sain et sauf et les ramène chez « eux ». A la fin des années 90, alors que l’armée a rétabli l’ordre mais que la menace islamiste plane toujours, Nouredine va faire l’expérience de l’horreur…

Produit par Costa-gravas, Maintenant ils peuvent venir se veut un film engagé, dénonçant les barbaries commises par les islamistes durant les années 90 en Algérie, démarche à laquelle on ne peut qu’adhérer. Toutefois le film utilise à cet effet les ficelles habituelles du thriller politique (telles qu’elles ont pu être mise en place dans les années 70), parfois de façon redoutablement efficace (la dernière séquence du film), qui ne laissent pas de place dans sa mise en scène à la réflexion.

 Amama, d’Asier Altuna (Espagne). Avec Kandido Urango, Irala Elias, Klara Badiola.

Premier film d’un cinéaste venant du documentaire, Amama est une chronique de la vie d’une famille basque, confrontée à la fin d’un monde : le monde paysan. La père dirige cette ferme familiale avec obstination, souhaitant que la terre de ses ancêtres continuent à être travaillées. Les enfants fuient cet homme autoritaire pour vivre en ville. Même Amaïa, la fille artiste photographe, pourtant très attachée à cette terre, partira à la suite d’une dispute avec son père. Tous se retrouveront un dernière fois  à l’occasion du décès de la grand-mère Julietta : Amama (littéralement la maman de la maman).

Le film est ponctué de courtes séquences tournées en 8mm, qui sont autant de chroniques muettes de la mémoire familiale. Asier Altuna aime à mêler les textures d’images : on se rendra compte à la fin qu’il s’agit en fait en réalité de la préparation par Amaïa d’une exposition sur sa grand-mère.

On regrette que les images d’Amama restent la plupart du temps au niveau de l’illustration, dans une esthétique de carte postale, et que le film baigne dans un univers surchargé symboliquement (les travellings avant sur les arbres colorés, le jeune fils rêvant qu’il est retenu à la ferme familiale par des cordes tenues par une Amama démultipliée!). Les images d’Amama ne nous disent rien sur ce monde qui disparaît et sur les gens qui y vivent encore. Elles sont aphasiques,comme la grand-mère qui donne son titre au film. Or il aurait fallu autre chose que des images aphasiques pour nous faire croire à ce monde sans paroles. Dans ce fatras symbolique, les références à The Straight Story de David Lynch (lorsque le père se rend en ville en tracteur pour voir sa fille) et à Persona de Bergman (grand-mère aphasique et photographie où le visage de la petite fille et de sa grand-mère se confondent) paraissent bien anecdotiques.

Lazar, de Svetozar Ristovski (ARYM/Croatie/Bulgarie/France). Avec Vedran Zivolic, Natasa Petrovic.

Lazar vit dans une petite ville de Macédoine chez sa mère. Sous les ordres de Miki, véritable père de substitution, il facilite les transferts illégaux d’émigrés vers l’Union Européenne, en attirant l’attention de la police. Il fait rentrer son beau-frère, qui a besoin d’argent, dans son réseau.

Film noir qui a pour cadre la question des clandestins et des organisations mafieuses qui les font rentrer en Europe, Lazar ne nous épargne aucun poncif du genre : la figure paternelle à la fois protectrice et destructrice, la petite amie qui fait entrevoir l’espoir d’une vie normale, l’issu tragique…Ristovski ne parvient pas sa mise en scène à nous faire oublier l’aspect convenu de son scénario et le jeu stéréotypé de ses comédiens.

Trois fenêtres et une pendaison, d’Isa Qosja (Kosovo/Allemagne). Avec Irena Cahini, Luan Jaha.

Dans un petit village du Kosovo après la guerre, un article paru dans le journal va perturber cette communauté. Une femme, restée anonyme, y a confié que durant la guerre avait eu lieu des viols dans le village : 4 femmes en auraient été victimes. Uka, le chef du village, tente dans un premier temps de rassurer les hommes en affirmant qu’il s’agit de mensonges. Très vite les villageois comprennent que c’est l’institutrice du village qui a produit ce témoignage. Uka monte le village contre l’institutrice afin d’écarter cette dernière de la communauté. Cependant progressivement le doute s’installe dans les esprits : et si l’institutrice disait vrai?

Trois fenêtres et une pendaison décrit l’hypocrisie et la lâcheté des hommes dans des sociétés où le groupe est plus important que l’individu. Le film recourt à l’allégorie notamment en ouvrant et fermant son récit avec cet arbre de Lami, symbole du village, sous lequel les viols ont été commis. Dans cette société repliée sur elle-même, on ne peut insulter le groupe, la tradition. D’où cette logique du non-dit et du secret pour éviter la propagation de la honte. Uka, surnommé le Président par les habitants (hommes) du village, incarne tous les maux de ce patriarcat d’un autre temps : hypocrisie, mensonge, mauvaise foi, lâcheté et le report systématique de la faute sur la femme et son corps. A ce titre, la mise en scène du film est assez cohérente : Lorsque la parole enfin se libère et que la femme parle (l’institutrice), sa confession a lieu à chaque fois (au début du film, face à la journaliste et à la fin face mari silencieux) en off : on ne voit pas la victime, comme si son corps était nié, relégué dans le hors-champs.

Montanha, de Joao Salviza (Portugal/France). Avec David Mourato, Maria Joao Pinho.

Dès le premier plan de Montanha, une mue est à l’oeuvre. Le dos long et fin d’un adolescent est éclairé de manière à laisser entrevoir la colonne vertébrale sous la jeune peau. Quelque chose d’organique semble d’emblée inscrit dans le récit : nous allons assister à une mue, à la transformation d’un adolescent en adulte.

David est un adolescent lisboète qui fait pourtant tout pour éviter de devenir un adulte : il sèche depuis longtemps les cours, passe ses journées dans les rues avec un copain ou à déambuler torse nue dans l’appartement de sa mère. Son grand-père a été hospitalisé mais il ne veut pas le voir et reste dans les couloirs de l’hôpital lorsque sa mère lui rend visite. Au début du film, il semble appréhender le contact des autres corps. Ainsi lorsque un ex dépressif de sa mère veut l’enlacer, il se débat et se met en colère. C’est l’apparition de la belle Paulhina que va pousser peu à peu David à changer de comportement et à se rapprocher des autres. Le premier pas est franchi dans le hors-champs alors que la caméra fait un panorama de 360 degrés dans la chambre de Paulhina, on retrouve le deux adolescents allongés sur le lit en train de s’embrasser.

Joao Salviza, cinéaste déjà récompensé pour ses courts-métrages, dont c’est ici le premier long-métrage, nous livre avec Montanha un film beau et délicat, sous influence du cinéma de Gus Van Sant, notamment dans la façon d’enregistrer l’étrangeté des corps adolescents. Le monde des adultes est inexistant comme le montre la scène de la convocation à l’école (qui rappelle terriblement l’interrogatoire final des Quatre cent coups) où l’enseignante n’est pas filmée. Salviza partage avec son compatriote Nicolau un goût pour le « cinéma en chambre ». Mais contrairement à celui de Nicolau, le récit de Montanha parvient à sortir de sa « chambre » et s’aérer.    

Dégradé, de Arab Nasser et Tarzan Nasser (Palestine/France/Qatar). Avec Hiam Abbass, Maisa Abd Elhadi, Manal Awad.

Dans les premières minutes de Dégradé survient un sentiment de déjà vu : on a l’impression de voir une version palestinienne de Women de Georges Cukor : même casting 100% féminin, même attention à la psyché et au corps des femmes, mêmes dialogues savoureux…s’il n’y avait le contexte terrible de la guerre, et ce lion (volé par une famille mafieuse au Zoo de Gaza!) qui guette devant la porte du salon de coiffure. C’est en effet en pleine bande de Gaza où se déroule ce film palestinien. Les hommes sont hélas présent leur interminable guerre.

Avec ce huis clos (on sortira jamais du salon de coiffure excepté pour le dénouement) les frères jumeaux Nasser évoque la condition tragique de la société palestinienne. Les femmes dont les cinéastes dressent avec talent le portrait sont le reflet de cette société : une jeune femme qui s’apprête à se marier, une bigote voilée, une femme divorcée, une femme qui n’accepte pas de vieillir,…A travers elles, on découvre le quotidien infernal d’un peuple coupé du monde (la guerre, les pénuries, la difficultés à se soigner). Ainsi ce salon de coiffure joue le rôle de refuge devant ce monde orchestré par la violence des hommes. Prendre soi de son apparence, se faire belle devient un acte de résistance.

La réussite de Dégradé, film qui donne l’impression d’avoir été tourné dans la continuité, repose essentiellement sur le talent et la générosité de ses actrices. Chacune y va de son numéro : le plus drôle à notre sens, celui de la fantaisiste qui imagine un gouvernement composé des femmes présentes dans le salon (puisque les hommes sont incapables de gérer le pays).

Riverbanks, de Panos Karkanevatos (Grèce/Allemagne/Turquie). Avec Diamantis Adamantis, Efi Drosou.

Riverbanks suit le destin de plusieurs personnages autour du fleuve Evros à la frontière greco-turque dont celui d’un soldat, Yannis, chargé du déminage et d’une jeune femme Chryssa, qui aide les enfants de clandestins à traverser le fleuve.

Le cinéaste ne parvient pas  ni à travers le fond ni à travers la forme de son film à donner à voir autre chose qu’une impression de cahier des charge passablement rempli. Le spectateur reste pendant tout le film au seuil des émotions et de l’histoire racontée : ni les acteurs ni la mise en scène ne font pénétrer dans ce monde pourtant prometteur construit autour de ce fleuve-frontière.

Photo d’illustration : John From de Joao Nicolau (Shellac). Date de sortie prévue : 25 Avril 2016.


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